jeudi 2 février 2012

" A la lueur des étoiles "


J'entends la pluie qui frappe les vitres
Tandis que mes certitudes prennent la fuite
J'entends le vent emporter ma peine
Celle qui nourrit ma haine
Et même si au fond de mon cœur
J'ai bien trop de rancœur
Pour cette fois-ci pardonner encore
Aujourd'hui je n'ai pas de remords
Juste un petit pincement
En pensant à ces moments
Mais telle est la vie
C'est ainsi que tout se fini
On regarde s'éloigner l'amour
Qui disparaît au premier carrefour
Quant à l'amitié elle s'est tiré
Pas assez forte pour survivre à l'honnêteté

Il pleut sur ma vie balayée par les vents
De mes peurs, de mes tristes tourments
J'attends la nuit impatiemment
Pour voir briller mon étoile
Que sa lumière guide mes pas
Qu'elle ravive cette foi en moi
Pour que jamais plus je ne tombe dans les ténèbres
Que je m'échappe de cette vie funèbre

J'ai plus la force de voir le soleil se lever
J'ai ce besoin de tout contrôler
Et cet amour qui me consume
Qui me fait prier face à la lune
Il ne me reste plus que les astres
Pour effacer ce désastre
Pour me sauver de cette petite mort
Qui semble sceller mon sort
Pourtant je veux me battre
Cesser enfin de me débattre
De nager à contre courant
D'arrêter de compter le temps
J'veux continuer à aimer
A donner sans rien demander
Mais c'est parfois si difficile
D'être ce genre de fille

Il pleut sur ma vie balayée par les vents
De mes peurs, de mes tristes tourments
J'attends la nuit impatiemment
Pour voir briller mon étoile
Celle qui connaît tous mes secrets
A qui je confie mes souhaits
Que mes désirs se réalisent
Sous la lueur de son emprise

Je me retourne vers les cieux
Quand je traverse un chemin sinueux
Lorsque la confiance me quitte
Lorsque l'amour est en fuite
J'oublie le superficiel, me relie à l'irréel
Pour oublier tout ce bordel
Je voudrais me trouver loin
Entendre un autre refrain
Comme si tout serait différent
Comme s'il suffisait d'arrêter le temps
Mais je finis par me résigner
Le soleil va me réchauffer
Je vais fermer les yeux un instant
M'imaginer juste un petit moment
Lovée au creux de ses bras
Juste un bref instant, ou il serait à moi

Eva Dupea.

" Complémentaires involontaires "


En quête de reconnaissance
T'as frôlé le précipice
A trop vouloir l'abondance
Tu es tombé dans tes vices
Tu vois les autres te sourires
Leur regard qui se braquent sur toi
Mais aujourd'hui ton seul désir
Serait qu'on ne te vois pas
Tu te sentais blasé
Lorsque tu courais après tes rêves
Maintenant qu'ils sont devenu réalité
T'as le sentiment que ta vie s'achève
Plus riche et pourtant si pauvre
L'argent n'achète pas tout
Tu pourrais régné sur le Hanovre
Mais tu perds pieds et deviens fou

On vogue sur la même galère
Même si nos vies sont différentes
Le navire tangue sous les vagues éphémères
Mais le vent n'emporte pas la solitude blessante
Je cherche ton île où poser mon encre
Et si tu as perdu le Nord
Je serait ta boussole, une voie qui s'échancre
Pour qu'une nuit, dans tes bras je m'endors

Tes amis s'en sont allés
Ta vie sociale est une débâcle
Où la confiance s'est envolé
Telles les prédictions de l'oracle
Et moi je te regarde dériver
Prendre la mer et sentir le vent
J'ai l'impression d'être appelé
De te connaître depuis longtemps
Mais la vie nous a séparé
D'un océan et d'un pays
Pourrions nous nous rencontrer
Si nous relevions ce dernier défi ?
Ton âme est si lointaine
La mienne se meurt de ton absence
Je te libérerais de tes chaînes
Tu viendras à bout de mes souffrances

On vogue sur la même galère
Même si nos vies sont différentes
Le navire tangue sous les vagues éphémères
Mais le vent n'emporte pas la solitude blessante
Je cherche ton île où poser mon encre
Et si tu as perdu le Nord
Je serait ta boussole, une voie qui s'échancre
Pour qu'une nuit, dans tes bras je m'endors

Eva Dupea.

" Les rêves semblent parfois irréalisable, mais rien n'est impossible..."

Voila un peu plus de deux années que me suis lancé à "plume perdue" dans l'écriture de mes romans et de mes textes. Si la réussite ou la qualité d'un écrit devait passer par la publication de celui-ci, alors je dirais que j'ai lamentablement échoué. Mais non ! Je ne peux avouer un échec qui n'existe pas, j'ai tant de réussites à mon actif ! Quatre romans, des dizaines de textes, des articles dans le journal, un partenariat avec une maison d'édition sur le net qui n'a malheureusement pas le succès escompté.
Rien de bien concret me direz vous. Mais pourtant je garde la satisfaction d'avoir crée mon propre monde, celui ou je m'échappais lorsque je ne pouvais plus vivre "ici", et où je plonge chaque jour pour ne pas perdre le fil de mon inspiration. Aux échecs s'accumulent les propositions d'éditeurs peu scrupuleux, et oui le monde de l'édition c'est 90% de requins, quant aux 10% restant il faut encore réussir à les dénicher, à les convaincre de miser sur nous !
Alors il est vrai que cela semble parfois une cause perdue, mais pour moi, aucune cause n'est perdue tant que l'on y croit encore. J'espère simplement que cette année 2012 sera meilleure que la précédente, que la chance sera cette fois-ci du côté de mes personnages, qui ne souhaitent qu'une seule chose, faire votre connaissance.

lundi 23 janvier 2012

" 7Minutes entre 2Mondes : Le Prologue "


La pluie frappait le pare-brise d'une telle intensité, que les essuie-glaces se révélaient complètement inutiles. La chanson « Feelin love » envahissait l'habitacle de la voiture. La mélancolie de la mélodie amplifiait ma peine, déjà immense. Une fois de plus, Anthony et moi venions de nous disputer. Au bout de sept longues années, notre couple ne tenait plus qu'à un fil. Mais malgré nos fréquentes altercations, et les blessures qu'elles laissaient derrière elles, je continuais d'espérer que l'amour revienne enfin. Malheureusement l'espoir n'était plus suffisant, et le doute commençait à s'installer dans mon esprit. Cette nuit là, une nouvelle dispute venait d'éclater.
Et cette fois, les mots furent bien trop violents, les gestes bien trop lourds. Blessée au plus profond de mon âme et de mon cœur, la douleur était bien trop forte pour que je reste à ses cotés. Les traces de ses doigts encore sur mon cou, je partais en claquant la porte, lui jurant de ne jamais revenir. C'était la première fois qu'il osait poser la main sur moi, mais ce fut celle de trop. Jamais je ne l'en aurais cru capable, mais il venait de me prouver le contraire. Ma tête me disait de rester prés de lui, mais mon cœur, lui, n'en pouvait plus. Que pouvait-il y avoir de pire, que de donner de l amour sans compter; à une personne qui vous ignore complètement ?
Un orage violent grondait, ce qui ne m'empêchait pas de prendre la route. Je roulais sous les cordes de pluie qui tambourinaient la carrosserie avec frénésie. L'obscurité mêlée au mauvais temps et aux larmes, n'arrangeait en rien mon manque de visibilité. Je fouillais la boite à gant, cherchant mon paquet de mouchoirs en papier. Une fois mon visage essuyé, je mettais la climatisation en route, atténuant ainsi la buée sur les vitres. Tout en conduisant, je m'emparais de mon téléphone qui sonnait. Je venais de recevoir un SMS. Oubliant le temps d'un instant de me concentrer sur ma conduite, je lus le message :
« Kaly, je suis désolé, je m'en veux tellement. Reviens s'il te plaît. »
Comme toujours, Anthony finissait par s excuser. Mais je n'avais plus la force de lui pardonner son manque de respect et d'amour. Je ne pouvais continuer de l'aimer, il ne m'appartenait plus depuis bien longtemps. Les coups de cette sombre nuit brisaient une fois pour toutes mes derniers espoirs. Les larmes recommencèrent à couler, troublant ma vue de nouveau. Je m apprêtais à lui répondre, quand je fus soudainement éblouie par les phares d'un camion. Je pensais immédiatement à braquer le volant, mais le temps d'une seconde, l'issue finale me semblait plus adaptée à la situation. « Et si je mourrais ? Tout serait tellement plus simple...  » Pensais-je, tandis que l'énorme camion fonçait en ma direction. C'est alors qu'une violente douleur à la tête vint me sortir de mes pensées funestes. Je heurtais de plein fouet la vitre de la portière, tandis que les tonneaux n'en finissaient plus, meurtrissant mon corps sous les violents impacts.
Malgré le bruit de la tôle froissée et des vitres qui se brisaient, je pouvais encore entendre le tonnerre gronder. Un éclair zébra le ciel, à l'instant ou le supplice prenait fin. Les éclats de verre déchiraient ma peau de part et d'autre de mon corps. La chanson se tût, laissant place au bruit de la pluie qui brisait un silence angoissant. Je ne sentais aucune douleur, juste le sang qui coulait sur mon visage, tandis que mes paupières se faisaient lourdes, très lourdes. J'essayais de lutter tant bien que mal, mais je ne réussissais pas. Je venais d'avoir vingt sept ans, et je mourrais, impuissante je me mis à attendre que la mort vienne me chercher. Je me laissais alors emporter vers le néant, avec pour dernière vision, mon téléphone plongé dans une mare de sang...

dimanche 22 janvier 2012

" Voyage avec l'ange "


Ma vie est une descente aux enfers
Où je cours dans l'obscurité de mes peines
Et si le sang coule encore dans mes veines
C'est que je crois en lui dur comme fer
Car si les autres blessent mon cœur et mon corps
Lui, caresse mon âme qui souffre d'amour
Il me libère de mes chaines, de mes fardeaux si lourds
Mes rêves sont une carte, il est mon trésor

Alors je pars en voyage avec l'ange
Celui qui fait battre mon cœur mort
Alors je pars loin d'ici avec l'ange
Pour échapper à ma mise à mort
Je quitte la noirceur et découvre le bonheur

Mais j'ouvre les yeux, je me réveille
J'ai de nouveau quitté son monde
Il y a le tonnerre qui gronde
Et les éclairs qui zèbrent mon ciel
J'ai besoin de son attention
D'entendre sa voix qui me console
J'aime quand je m'envole
Au pays de la dérision

Alors je pars en voyage avec l'ange
M'éloigne de ce violent orage
Et je tiens la main de l'ange
Qui abat mes barrages
Je quitte le mode survie, me sens enfin en vie

Je referme les yeux et m'endors
Pour le rejoindre dans mes songes
J'éteins les réveils pour que mes nuits s'allongent
Pour que nous soyons corps à corps
Et si nos âmes s'unissent dans ce doux rêve
Peut-être qu'un matin il sera là
Je me réveillerais dans ses bras
S'il ne vient pas, alors qu'on m'achève

Et je partirais en voyage avec l'ange
Je volerais vers cette douce lumière
Je dormirais tout contre l'ange
Je briserais toutes les barrières
La vie ou la mort peu m'importe
Tant que c'est l'ange qui frappe à ma porte.

Eva Dupea.

" La fin d'un monde "


Y a des guerres aux quatre coins du monde
Des crimes tellement immondes
Y a le cancer au bout d'une pomme
C'est l'enfer en somme
Terminés les dimanches en famille
Pour celle qui se promène en bas résilles
Y a plus d'échange, y a plus d'amour
On croise la mort à chaque carrefour

Fermes les yeux et sens le vent
Ouvres ton cœur et vois ce qui se passe
Ne sens-tu pas cette odeur de sang ?
Ne vois-tu pas que la terre trépasse ?

Et tout ces politiciens inutiles
Qui imposent le silence et cultive le complot
Il faudrait qu'on les fusilles
Avant qu'ils ne fassent couler le bateau
Y a bien trop de batailles et de victimes
Pour déclarer d'autres hostilités
Allumer un brasier sur la cime
De cette société condamnée

Fermes les yeux et sens le vent
Ouvres ton cœur et vois ce qui se passe
Ne sens-tu pas cette odeur de sang ?
Ne vois-tu pas que la terre trépasse ?

Puis y à ceux qui pour se donner bonne conscience
Recycle leurs montagnes de déchets
Mais au fond ils s'en balancent
Pour eux vivre c'est consommer
Les éléments qui se déchainent
Sa fait peur, ca fait trembler
Les gens pleurent et ont de la peine
Quand la nature se venge et se met à tuer

Fermes les yeux et sens le vent
Avant qu'il ne t'emporte au loin
Ne sens-tu pas cette odeur de sang ?
La fin du monde est pour demain
Ouvres ton cœur et vois ce qui se passe
Ne détruisons plus notre jardin
Ne vois-tu pas que la terre trépasse ?
Qu'il n'y aura bientôt plus de demain...

Eva Dupea

" Bad Girl "


J'aime créer la polémique
Rendre les gens hystériques
Voir leurs tronches déconfites
Et leur emprise qui s'effrite
Ils parlent de moi
Mais ne me conaissent pas
J'suis pas une fille banale
Je sais ce que c'est d'avoir mal

Alors si mes mots blessent
Leurs avis je m'en délaisse
J'vais pas fermer ma bouche
Car leurs égos font mouche
C'est évident que j'suis chiante
Mais au combien brillante
C'que je suis, je l'assume
Chaque nuit ma vie se consume

J'suis une mauvaise fille
Pas du genre fébrile
J'suis un vrai p'tit ange
Une Bad Girl à frange
J'ai le coeur dans une main
Et dans l'autre un parpaing
Prête à rendre les coups
Ou à aimer jusqu'au bout

Pas la peine de se voiler la face
Dans ma tête y a trop de casse
J'vois rien comme ces fous
Tout ces pions au garde à vous
Ils me jugent sans me conaitre
C'est loin d'être une défaite
Je préfère qu'on ne m'aime pas
Que d'être une autre que moi

Pas besoin de thérapie
J'économise le psy
J'connais le diagnostique
J'suis pas une fille pathétique
J'posséde un esprit logique
J'sourirais pas pour faire plaisir
Ils peuvent toujours courir
Car sans ma rage je ne suis rien
Juste un caillou sur le chemin

J'suis une mauvaise fille
Pas du genre fébrile
J'suis un vrai p'tit ange
Une Bad Girl à frange
J'ai le coeur dans une main
Et dans l'autre un parpaing
Prête à rendre les coups
Ou à aimer jusqu'au bout

Eva Dupea